Bleus

L’infini

L’infini est une notion incompréhensible pour l’homme. Déjà, aux questions de l’enfant “et qu’est-ce qu’il y a après ?” vient l’inévitable réponse “après, c’est l’infini”. Pour l’enfant, l’infini reste une notion inexplicable, une énigme. Une peinture, si elle a pour thématique un ciel bleu, reste une interprétation personnelle d’un artiste, Yves Klein compris, c’est une surface bleue. Le support et la matière enlèvent le mystère du ciel lui-même. Par contre, j’ai l’impression qu’en photographiant un ciel bleu, je garde quelque chose d’une réalité spécifique d’un jour, d’un moment, d’un bleu, qui reflète ce mystère. Cela me semble toujours évident lorsque je regarde le film transparent ou en projection, mais une fois tiré sur papier, la transparence est partie, la profondeur est moins perceptible. Si l’infini était noir, on ne chercherait pas de repères.